jeudi 23 avril 2015

21 - Les îles du désert, dit-il

Wim Wenders est là, sur le plateau de 28 minutes (Arte)... Il répond finement, figue et raisin, mais ça fait mouche, ça touche à chaque fois. Une petite flèche d'intelligence lorsqu'il parle de cette Europe qui n'est qu'économique et pas encore une émotion. C'est jubilatoire. Et je me souviens d'Alice dans les villes, de L'ami américain (avec mon chouchou, Bruno Ganz qui m'avait inspiré un billet du temps d'over-blog : http://tempesdutemps.over-blog.fr/article-bruno-ganz-55434095.html), de Buena vista social club, et du fantastique, de l'indispensable Pina...


Everything will be find est son dernier film : il évoque la culpabilité d'écrire un livre à partir d'un drame personnel sans avoir demandé à la victime son accord.
À la fin de l'entretien, il le dit : Les ailes du désir, les îles du désert et ça me fait plaisir, tout simplement.
Et je ne m'arrête plus, je retourne au Texas avec Ry Cooder, ça plane Ry... des lieux en forme de silence, des sons perdus aux confins d'un monde qui peut-être n'existe que par l'écho.

Et je trouve, extrait des Ailes du désir ce magnifique poème de Peter Handke Lorsque l'enfant était enfant, ces images de la trapéziste, de Bruno Ganz, de Peter Falk. Et je retombe dans le poème du film :
https://www.youtube.com/watch?v=deFSC741coQ
Faut que je m'arrête. Sinon...
Juste méditer sa phrase, en fin d'émission : " Le réel doit l'emporter sur la fiction. "

Merci, Monsieur Wenders !